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Sea yoU

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Un bateau nommé DÉSIRS... Voyages, aventures, humeurs, voiles, récits et photos


Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Publié par Fabienne et Dominique sur 5 Avril 2022, 13:18pm

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Le doux parfum de l’aventure exhale en ce matin du 8 février. Il excite tout notre être de son odeur enivrante, comme avant chaque départ pour une longue traversée.

 

Mais, cette fois, la fragrance est plus prononcée, plus forte, plus piquante même, car un ingrédient supplémentaire s’invite dans la formule, et vient chatouiller nos narines au comble de la perception olfactive.

 

Ce nouvel ingrédient, c’est le frisson du risque, le flirt avec le danger,  il exacerbe à lui tout seul des sensations contradictoires qui s’affrontent, l’envie et l’appréhension.

( Grenouille, le héros du livre et du film «  le parfum » l’aurait certainement mis en flacon pour en faire un mélange exaltant…)

 

Nous allons traverser la mer d’Arabie, puis naviguer dans le golfe d’Aden pour rejoindre dans un premier temps Djibouti. Puis entrer dans la mer rouge pour aller au Soudan et nous arrêter à Port Suakin. Enfin nous irons, si les vents le permettent,  directement à Suez pour le transit du canal.

 

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Tout ce trajet est classé encore aujourd’hui à haut risque par l’état major de notre armée.

 

Voilà un extrait du courrier du Ministère des Armées envoyé par le Contre Amiral commandant la zone de l’océan Indien pour nous dissuader.

 

« Évolution de la menace

L’aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire au Yémen et en Somalie a incité les pirates et terroristes les plus déterminés à tenter des actions violentes, utilisant armes automatiques et roquettes, voire missiles antinavires et embarcations suicides. Le sud de la mer Rouge connait régulièrement des attaques, liées au conflit au Yémen, utilisant des mines flottantes ou des embarcations chargées d’explosifs à l’encontre des navires civils et militaires.

Les groupes armés terroristes (Al Qaida en Péninsule Arabique, Daech et Shebab) affichent périodiquement leur détermination à mener des attaques à forte visibilité et continuent à développer leurs capacités. Leurs cibles pourraient être des bâtiments à haute valeur symbolique, ainsi que des ressortissants européens. »

 

Pourtant depuis plusieurs années, très très peu d’incidents ont été signalés dans la région. D’autre part la rencontre avec des voiliers ayant déjà fait ce trajet et les récits de plus en plus nombreux de bateaux qui empruntent cette voie pour rentrer en Europe, ont motivé notre décision de prendre ce risque.

 

Nous nous sommes enregistrés auprès de différentes coordinations militaires de surveillance de la zone. MICA pour les français, UKMTO pour les anglais, MSCHOA… mais je dois avouer que ce n’est pas très clair et qu’il est difficile de savoir qui fait quoi et qui travaille avec qui.

Nous devrons envoyer quotidiennement un mail avec notre iridium à ces différents services pour leur donner nos coordonnées, notre cap et notre vitesse, afin qu’ils puissent nous surveiller…

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Cest 6 voiliers au total qui partent ce matin et un catamaran est déjà parti la veille. C’est donc 7 bateaux qui font mouvement vers une destination commune, Djibouti.

 

Le vent est avec nous dès de début, et nous serons « au près » sur toute la première partie du trajet jusqu’au corridor de sécurité, soit environ 1250mn. (8 jours).

 

Eole souffle entre 10 et 13 nds, ce qui est idéal pour nous, car il n’est pas assez fort pour lever la mer et engendrer des vagues désagréables, mais néanmoins il faudra vivre penché sur un même côté pendant des jours… On va prendre la forme d’un « L » majuscule en italique, retrouverons nous une démarche normale par la suite????

 

L’étrave de Sea you fend la surface de l’océan avec une facilité que nous n’avons jamais connue. Il entre et ressort des vagues avec une aisance jouissive, laissant dans son sillage à chaque pénétration, une écume blanche aveuglante qui disparaît loin derrière en laissant une empreinte éphémère à la surface de l’océan.

 

Nous avançons très très bien à cette allure, et Sea you atteint des vitesses que nous faisons rarement.

Il faut dire que cette fois j’ai mis l’annexe sur le pont devant le mât, pour soulager le portique, et j’ai également déplacé 2 bidons de 20 litres d’eau que j’ai installés dans des coffres de notre cabine avant.

Cela a pour effet de mieux équilibrer le bateau et le rend plus performant.

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Les trois premiers jours sont donc exceptionnels et nous progressons admirablement bien sur notre route.

 

Nous avons rattrapé nos amis de « Morgane » et naviguons maintenant derrière eux, légèrement décalés pour éviter tout risque de collision, surtout la nuit.

 

Mais la constance est loin d’être une vertu d’Eole. Son souffle se renforce, il augmente en puissance. Et bien sûr, il entraîne dans sa course la mer, sa complice, qui se soulève et se creuse de plus en plus jusqu’à devenir passablement agitée.

 

Nous choisissons un autre cap afin d’avoir un angle plus favorable pour franchir les vagues et rendre le bateau plus confortable. Cette option nous éloigne de nos amis de « Morgane » qui disparaissent de notre écran AIS, et aussi de la portée de notre radio VHF.

C’est donc par iridium que nous échangerons désormais notre position journalière et les récits de nos aventures respectives.

 

Et des aventures, il y a en a toujours sur une longue traversée.

 

Lors d’une nuit noire, avant que la lune se lève et nous gratifie de sa lumière bienveillante, je vois apparaître sur mon écran 2, puis 3 cibles AIS.

 

Comme toujours, je clique sur celles ci pour faire apparaître les informations. Je vois leur nom, leur vitesse, leur taille, leur destination etc.. et surtout le moment où nous serons le plus proche l’un de l’autre et dans combien de temps.

 

Je constate tout de suite par des détails qui ne trompent pas, que ce sont des pêcheurs. (Vitesse réduite, cap changeant, taille beaucoup plus petite qu’un cargo…)

En continuant ce cap, j’arriverai à leur niveau dans une heure environ. Ils sont quand même bien espacés les uns des autres et je devrais pouvoir passer au milieu.

 

Soudain d’autres cibles apparaissent sur l’écran, 1, 2 puis 4, 5… 7, 8…10, 12.. jusqu’à 18 cibles qui me barrent le passage…

 

Les cibles AIS apparaissent de partout...

Une fois de plus en affichant les informations, je me rends compte qu’il s’agit de balises de filets de pêche. (Vitesse très basse, caractéristique de la cible 1m de longueur par 1m de largeur…)

Il y en a partout et j’arrive droit dessus… que faire????

 

Les distances entre ces balises sont énormes, et me détourner prendrait des heures, sans savoir vraiment où aller, au nord ou au sud pour les contourner???

 

Contacter les pêcheurs est souvent vain, ils ne répondent jamais… la plupart du temps parce qu’ils ne comprennent pas l’anglais, le français n’en parlons pas. Il doit s’agir d’après leurs noms de bateaux de pêcheurs Somaliens ou d’un pays du golfe…

 

J’essaie de trouver une logique dans cet éparpillement de triangles verts qui symbolisent chaque cible.

Je regarde les noms, les numéros, où se trouvent les « bateaux mères », ceux qui dirigent les opérations et j’arrive à trouver une sorte d’alignement qui pourrait être logique et indiquer le sens de déploiement du filet. Il y en a au moins 2 d’après moi.

Je vais longer un de ces alignements et dans tous les cas je viserais entre deux balises, car si il y a un câble, il doit être enfoncé de plusieurs mètres en son milieu, comme une corde sur laquelle on met du linge, elle s’incurve…

 

Sur l’écran de nouvelles cibles apparaissent.

Il s’agit maintenant de cargos qui viennent se joindre à la fête de l’AIS sur « Arabic Sea », l’endroit branché où il faut se montrer quand on traverse l’océan indien.

 

des cargos se joignent à la fête...

 

La radio grésille et une voix à l’accent arabe presque caricatural sort des haut-parleurs…

«  you are going to my net.. can you change your track… please my friend…. » ( vous allez sur mes filets, pouvez vous changer votre chemin, SVP mon ami…)

 

Tiens!!  cette fois-ci ils savent se servir d’une VHF!! Incroyable!!!!!

Quand ils ont peur pour leurs filets, qui ne font pas le poids face à un cargo, là ils se souviennent qu’il y a une radio à bord…

Depuis que nous tournons autour du monde, jamais un pêcheur n’a répondu à nos appels sur VHF.

Le cargo confirme qu’il va se dérouter.

 

Mon choix semble le bon, car l’autre « porte-conteneurs » qui va croiser ma route n’est pas appelé par les pêcheurs, ce qui confirme que la voie est libre de ce côté.

 

Il est 4 h du matin quand je peux enfin retrouver une navigation normale et envisager de me reposer un peu en laissant Fab prendre le quart.

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Cela fait maintenant 8 jours que nous voguons sur ces flots qui donnent à notre planète sa belle couleur bleue vue de l’espace.

 

Nous sommes maintenant en approche de l’IRTC. (International Recommended Transit Corridor).

Début de L'IRTC

 

Une sorte de gigantesque couloir séparé en trois voies. Une qui monte vers Suez et une qui en descend, réservées pour les cargos. Et puis celle du milieu, d’environ 2 mn de large pour les autres navires plus petits comme nous.

C’est un peu comme si nous naviguions sur le terre-plein central d’une autoroute.

 

Deux voies et tremplin central... l'autoroute du golfe...

 

De chaque coté, ces mastodontes des mers, de tailles, de couleurs, de formes différentes, passent près de nous. C’est un peu notre bouclier…

La plupart ont des hommes armés à bord qui montent et descendent dans l’océan indien au Sri Lanka, mais je ne sais pas où se fait le transfert en Méditerranée.

 

J’ai prévu en cas d’attaque, dans mon imaginaire hollywoodien, de me diriger à toute vitesse vers eux en espérant que leurs tireurs d’élite puissent nous aider en tirant sur nos assaillants.

La plupart de ces mercenaires sont d’anciens militaires des forces spéciales, qui ont trouvé là une rente fabuleuse. Ils se font payer très cher, mais en raison de la taille incroyable de ces cargos, l’impact sur le coût du transport est négligeable.

 

On a même entendu des bruits, selon lesquels, les sociétés qui fournissent ces hommes armés organiseraient des « suspicions d’attaques » en faisant venir près des cargos des esquifs qui pourraient être pris pour des pirates…

En maintenant une certaine pression, ils sécurisent aussi leur marché.

Je ne peux dire si cela est vrai, mais dans ce monde, l’être humain peut être très inventif et perfide quand il s’agit d’argent…

 

Sur des cargos plus modestes on a même vu des mannequins attachés portant parfois des fusils en plastique… le low-cost de la sécurité…

 

 

 

Nous c’est encore pire, on est plus au stade du low cost, mais carrément au stade de la misère…on fait traîner des lignes de pêche à l’arrière, pour empêcher une approche par derrière, les fils étant supposés se prendre dans les hélices de leur bateau et nous donner le temps de fuir et d’appeler la marine à notre secours.

 

On a aussi une super bombe lacrimo pour les videurs de boîte de nuit, un mini fusil de pêche sous marine pour attraper des sardines et un couteau Suisse…( il faut toujours en avoir un)… avec tout cela Al-Qaïda ne nous fait pas peur… on est prêt à les recevoir…

 

je suis prêt à les recevoir ces Bachibouzouks...

 

Je ne sais pas pourquoi, mais on se sent plutôt en sécurité dans ce corridor. Tous les jours un avion de la coalition nous survole et nous contacte par VHF pour savoir si tout va bien. Le premier était un français et nous avons communiqué facilement, mais les suivants étaient japonais, avec un accent « sushi » si prononcé que nous ne comprenions que sa dernière phrase « bon voyage ».

 

 

Par contre quand nous avons quitté ce couloir pour nous diriger vers Djibouti, à 60 mn à l’ouest, nous avons vite retrouvé des barquasses en tout genre. Et comment distinguer des pêcheurs et des pirates, qui peuvent être les mêmes.. là est la question…

 

Au loin nous apercevons 2 grandes barques, qui tournent et retournent… je les observe aux  jumelles et je trouve qu’ils sont bien nombreux dans cette petite barque pour pêcher… en Indonésie ils étaient tout au plus 3 ou 4, là ils sont au moins 7.

Un nuage gris de suspicion vient assombrir les douces couleurs de cette belle soirée…

Serait-ce la peur qui vient troubler notre vision et affecter nos perceptions?

Le fait d’être seuls,  d’avoir quitter l’autoroute pour prendre des chemins déserts non balisés, nous replonge dans les fantasmes de la piraterie moderne où un Jack Sparrow enturbanné avec une « Kalash» en bandoulière hurle Allah Akbar en sautant sur notre pont.

 

Ressaisissons-nous, nous n’allons pas passer cette nuit à flipper dès qu’une lumière apparaît dans l’obscurité… on lâche prise… on reprend en main un mental qui en avait profité pour se frayer un chemin dans un dédale d’angoisses créées par lui-même.

Il sera ce qu’il doit être et si notre fin est pour aujourd’hui et bien nous n’y changerons rien, alors profitons de l’instant présent… et tout ira pour le mieux…

 

C’est avec cette sérénité retrouvée, que nous arrivons au petit matin dans la rade de Djibouti après 13 jours de navigation depuis Uligan.

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

On aperçoit au loin, quatre des sept bateaux qui sont arrivés la veille et nous nous dirigeons vers eux pour prendre le mouillage.

 

Notre agent, Ahssan, se dirige vers nous avec sa barque et nous informe qu’il reviendra plus tard avec le médecin pour les test PCR. La règle s’applique à tous sans discernement surtout si c’est le moyen de faire de l’argent. Après 13 jours de mer, la probabilité d’être infecté par le Covid est nulle.

 

Nous nous plions une fois de plus à ce rituel du PCR avec une variante, on crache dans un tube en plus de nous fourrer le nez avec une baguette.

 

Ahssan nous vend une carte SIM 50$ ce qui en plus des tests à 2x 60$ et ses honoraires à 350$ , me paraît largement exagéré. Je lui en fait la remarque et lui rappelle qu’il ne peut pas tirer sur toutes les ficelles.

 

Notre agent... pas le pire, mais loin d'être le meilleur

 

Très vite nous sommes informés par les autres voiliers des problèmes qui ont cours depuis leur arrivée.

Le principal est la non possibilité de mettre notre dinghy à la marina pour aller à terre.

Il y a un différent entre notre agent et cette marina.

 

En fait tout le monde s’excite à l’idée de nous plumer comme des poulets de Bresse.

 

Deux des bateaux qui nous ont précédés, ont accepté de payer le scandaleux tarif de 200 $ demandé par la marina pour accrocher leur dinghy au ponton. ( nous n’avons pas tous les mêmes budgets).

Difficile pour notre agent de négocier ensuite… cela lui prendra 4 jours pour régler le problème, après un sérieux coup de gueule du capitaine Haddock qui a dû reprendre du service.

 

La scandaleuse marina de Djibouti qui veut nous racketter pour l'amarrage du Dinghy.

 

Nous obtiendrons aussi la gratuité de la carte SIM, lui ayant fait comprendre que nous arnaquer dès les premières minutes de notre rencontre n’aidait pas à instaurer un climat de confiance. (La carte qu’il nous facturait 50$ vaut en ville 10$).

 

Mais Ahssan est loin d’être stupide et il a vite compris, qu’il faisait une grosse erreur, car nous avions au bout des doigts le pouvoir des réseaux sociaux et des groupes entre voiliers…

 

coucher de soleil sur les girafes

coucher de soleil sur les girafes

La confrontation avec l’Afrique est toujours difficile dans les premiers temps.

Il y a une sorte de résistance psychique et mentale inconsciente qui engendre des situations qui peuvent être conflictuelles. Je pense que le choc culturel est plus important ici que partout ailleurs, et un temps d’adaptation est nécessaire pour la plupart des gens.

 

Le « lâcher-prise » est encore une fois la clé, il est nécessaire d’abandonner tous ses repères, de faire table rase de nos concepts occidentaux, de se débarrasser de nos fonctionnements de pays riches, de laisser l’énergie africaine s’installer progressivement en nous, sans se renier, mais en acceptant de s’ouvrir au nouveau, à l’inattendu, au différent, à l’Afrique.

 

C’est seulement après cette ouverture de conscience sur un autre monde que l’aventure peut vraiment commencer.

Tout s’harmonise autour de nous, les tensions disparaissent, un nouvel équilibre s’installe, l’aventure peut commencer…

Une époque malheureusement révolue...

Une époque malheureusement révolue...

Une des raisons de notre arrêt à Djibouti est la récupération de l’acte original de francisation de Sea You qui nous est absolument nécessaire pour franchir le canal de Suez.

 

Pour cela, quelques semaines plus tôt, nous avions demandé sur un groupe Facebook d’expats si quelqu’un pouvait réceptionner un courrier.

Une des administratrices du groupe s’est gentiment proposée de nous aider et elle a reçu notre recommandé il y a quelque jours déjà.

Karine travaille à la base aérienne, et son mari militaire, est en charge des loisirs pour nos soldats basés à Djibouti.

Elle nous a gentiment proposé de venir faire notre lessive chez elle, ce qui témoigne que l’entraide  pour elle n’est pas un vain mot.

 

Une des plus fameuses curiosités de la région est sans conteste le lac Assal comparable à la mer morte et les volcans qui le surplombent.

Une excursion est justement proposée dans deux jours pour les militaires, et Karine par l’intermédiaire de son mari nous propose de nous y joindre.

 

Le « timing » est parfait et le vendredi matin nos amis de Morgane et nous-mêmes sommes dans un minibus, entourés de jeunes soldats en mission courte de 4 mois à la base militaire française.

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

La route, traînée noire d’asphalte qui coupe le paysage en deux, défile sous les roues du minibus. Les bâtiments se font de plus en plus rares et finissent par disparaître complètement comme engloutis par le sable et la terre jaunâtre brûlée par le soleil.

Une très rare végétation s’accroche désespérément à la vie, en tentant de capter la moindre particule d’humidité qui apparaît souvent la nuit par condensation, car il pleut rarement ici.

 

Ça et là nous croisons des petits villages de cabanes ou des tentes traditionnelles, nous sommes en pays Afar.

Les Afars, sont les habitants de la Corne de l’Afrique depuis des millénaires. La création de pays et de frontières, a eu pour conséquence une répartition de cette ethnie en Éthiopie, en Érythrée et à Djibouti.

 

Nous sympathisons avec le capitaine du groupe de soldats. Un garçon charmant d’une bonne trentaine d’années, assez beau gosse et sportif, mais pas caricaturale de la fonction. Il a le verbe des gens instruits, l’esprit vif et converser avec lui est fort agréable.

Le groupe qu’il commande est chargé de la sécurités des lieux, bâtiments ou navires.

Etrange contraste de sous-développement et de haute technologie

Etrange contraste de sous-développement et de haute technologie

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Les paysages que nous traversons, sont d’une beauté brute et primitive comme un corps nu. C’est la terre dépouillée de tout artifice, sans revêtement, le végétal est anecdotique, le minéral est le seul maître.

 

En approchant du volcan Ardoukoba, apparu lors d’une éruption en 1978, on se sent proche de l’origine du monde…

 

En écrivant ces derniers mots, je ne peux m’empêcher de penser au tableau de Gustave Courbet « l’origine du monde » que j’aime tout particulièrement, nonobstant cette pilosité surabondante, trop animale à mon goût.

 

L'origine du monde...

 

Le sexe féminin est un détroit à sens unique que notre vaisseau corporel traverse pour connaître l’existence dans la matière.

Ce passage obligé pour faire l’expérience de la vie humaine, cette porte que nous empruntons tous pour entrer dans ce monde, est à la fois fascinante, intrigante, étonnante, captivante, émouvante…

Et nous ne pouvons pas la franchir à nouveau pour retourner d’où l’on vient..

 

La lave de ce volcan ne retournera jamais non plus d’où elle vient. Ici et tout au long des failles partout dans ce monde, la terre accouche d’elle même, elle s’engendre, se recrée… n’est ce pas fascinant cela aussi.

 

 

 

A son sommet nous admirons le majestueux lac Assal. Il se trouve à 153 m sous le niveau de la mer, c’est le point le plus bas de l’Afrique et le troisième de la planète après le lac de Tibériade et la mer morte.

Avec 348g de sel par litre, son eau est 10 fois plus salée que l’eau de mer, il est considéré comme le lac le plus salé au monde.

 

 

Flotter sans faire le moindre effort est l’expérience que l’on peut faire dans ce lac, alors tout le monde se déshabille, enfile un maillot mais garde ses chaussures pour ne pas se couper les pieds sur les cristaux de sel.

 

 

Il y a pas mal de vent, on avance, l’eau est tiède et liquoreuse comme un sirop. Quand il y a assez de fond on s’allonge et on flotte comme un bouchon…

Nous sommes en apesanteur, un peu comme dans un vaisseau spatial, notre poids n’essaie plus de nous tirer vers le bas.

 

L’été, la température peut monter jusqu’à 55°, c’est un des endroits les plus chauds de la planète.

 

Une croûte de sel qui peut atteindre plusieurs dizaines de mètres.
Une croûte de sel qui peut atteindre plusieurs dizaines de mètres.
Une croûte de sel qui peut atteindre plusieurs dizaines de mètres.

Une croûte de sel qui peut atteindre plusieurs dizaines de mètres.

Au retour nous croisons sur la route une tribu de babouins aux fesses rouges qui assure le spectacle pendant une quinzaine de minutes, quémandant en retour quelques nourritures.

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Je pense donc je bande...

Je pense donc je bande...

La chaude lumière du soir, renforce encore les tons ocres de la terre et du sable. La fine poussière soulevée par le vent d’Est agit comme un filtre qui adoucit les contours et diffuse le paysage pour le rendre moins brutal. Une sorte de douceur enveloppante s’installe pendant que le soleil tombe doucement derrière les montagnes.

 

Est-on vraiment capable d’apprécier à leurs justes valeurs, ces cadeaux qui jalonnent notre chemin, la beauté de ce monde qui se révèle à nous à chaque instant?

 

Je crois que l’écriture m’aide à fixer dans ma mémoire ces moments éphémères d’une rare magie qui s’accumulent et qui ne doivent jamais être banalisés.

 

Le jour où le disque dur de ma mémoire sera si plein que les souvenirs auront du mal à se frayer un passage vers la conscience, il me suffira certainement de me relire pour les aider à trouver leur chemin.

Des gazelles au loin....

Des gazelles au loin....

Nous n’avons pas de bonne fenêtre météo avant le 5 mars. Cela nous laisse du temps pour préparer la suite du voyage, la remontée de la mer rouge jusqu’au canal de Suez, soit 1283mn depuis Djibouti.

 

Pour faire simple la premier moitié est généralement au « portant » ( vent dans le dos), l’autre au « près » (vent de face).

 

Dans les deux cas il faut bien choisir ses moments de navigation pour ne pas se retrouver dans une mer infernale, qui soulève d’énormes vagues très courtes.

 

Trouver des abris possibles sur les côtes, est donc une obligation incontournable.

Mais pour faire monter l’adrénaline et le stress, la cartographie remonte au XIX siècle, des zones sont « non hydrographiées », d’autres apparaissent avec des avertissements sur la fiabilité des profondeurs… bref, on ne peut pas faire confiance aux cartes existantes dès que l’on se rapproche des côtes… tout ce qu’on aime!!!!

 

Le mieux pour nous est donc de trouver des périodes avec peu de vent, pour éviter la mer démontée et les abris hasardeux.

Mais cela implique de faire beaucoup de moteur, et par conséquent d’avoir beaucoup de gasoil.

 

L’opération customisation de Sea you en Tanker des Emirats Arabe commence.

Nous avions déjà 6 bidons de réserve, nous en avons racheté en Indonésie, mais d’après mes calculs il semblerait que cela ne soit pas encore assez, car le gasoil est de mauvaise qualité et nous consommons beaucoup plus.

Donc nous recherchons des bidons… Nous trouvons un jerrycan de 20l au Brico machin chose ( filiale de Leroy Merlin), mais c’est loin d’être assez..

 

Mais nous sommes en Afrique et tout est possible…

Un gars qui nous voit faire de l’eau au ponton de la marina demande à Fab si on cherche des bidons…

«  tu peux en trouver en face du Mall, de l’autre côté de la route »  nous explique-t-il. « c’est des bidons jaunes d’huile pour la cuisine »

 

En sortant de la marina un autre gars en 4X4, nous demande où on va, on lui explique qu’on va chercher des bidons..

« Montez, je vous emmène »…

Moins de 5 mn après il négocie les bidons à 300fd.. (1,5€)

« Mais vous allez faire comment pour les remplir? »

«  bien on va voir on trouvera un taxi… » je lui réponds.

«  je vous emmène à la station » …

« Ahhh merde on a pas assez d’argent en liquide pour payer le gasoil »

«  je vous conduis au distributeur »

Il n’y a pas de problème, que des solutions…

En moins d’une demi-heure nous avons fait le plein de bidons et de gasoil.

 

Nous avons maintenant à bord 17 bidons de gasoil, il y en a partout, dans la salle de bain, dans la soute, dans les coffres, dans le cockpit… nous sommes passés de 200l en réservoir, à 570 l au total, on a presque triplé notre capacité.

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - DjiboutiMer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - DjiboutiMer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

Mais on ne fait pas que des emplettes d’or noir, Djibouti qui devint un pays en 1973 après avoir été une colonie Française, a gardé des liens très forts avec la France. La plupart des habitants parle la langue de Molière, pas dans le texte, mais on se comprend bien quand même.

 

Et puis quelques grandes enseignes sont présentes, Leroy Merlin comme je le disais plus haut mais aussi Casino.

Juste à côté de notre mouillage, il y a ce grand Mall, avec de beaux magasins, des restaurants et un grand Supermarché Géant. On se croirait en Europe… il y a aussi un autre magasin Casino plus loin qui lui a le droit de vendre de l’alcool.

 

Nous n’avons pas vu de produits français en telle quantité depuis la Nouvelle Calédonie.

 

 

Alors vous pouvez imaginer le délire consumériste qui s’empare de nous devant tant de tentations. Nous refaisons le plein de tout.

Enfin du fromage digne de ce nom...

 

C’est là que l’on prend conscience que l’on est quand même au plus profond de nous très français…

 

Si on compare le rayon fromage de Djibouti à celui de n’importe laquelle des supérettes de métropole, il est très modeste, mais cela fait du bien et on se lâche car on sait qu’ensuite, il faudra encore attendre des mois avant de retrouver cela… en Turquie j’en doute, peut être en Grèce….

 

le rayon "épices" est génial aussi....

 

Et puis on refait le plein de vins, bières, rhum, pastis…., j’ai même trouvé de la triple Karmelit une bière belge excellente…

Dans les pays musulmans où nous voyageons actuellement, il est plus facile de trouver un chameau qu’une bonne bière.

 

 

Nous fêtons avec nos amis de Morgane, Daniel et Noëlle, l’anniversaire de Fab, la veille de reprendre la mer pour nous attaquer à cette remontée de la mer rouge.

 

un bon T-punch d'anniversaire...

 

Bon vent à touS

 

Sea you sooN

 

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti

CONSEILS AUX MARINS

 

 

Si vous voulez bénéficier d’une surveillance de la part des différents coalitions armées, il faut vous enregistrer auprès de différents organismes.

 

  • UKMTO (UK Trade Maritime Organisation)

ukmto@eim.ae - +971 50 552 3215 - N° d’urgence: +44 23 922 220 60

 

  • MSCHOA ( Maritime Security Center, Horn Of Africa)

postmaster@mschoa.org - +44 1923 958 545 - N° d’urgence 00 33 298 220 220 / 00 33 298 220 170

Visitez le site www.mschoa.org

 

  • ALINDIEN MICA CENTER

alindien-comfor-eau-marsec.contact.fct@intradef.gouv.fr

 

mica-watchkeeper.fct@def.gouv.fr

 

http://www.eunavfor.eu/

 

https://www.fms.marine.defense.gouv.fr/

 

Envoyez des messages de demande d’informations à ces adresses, consultez les sites internet.

Vous pourrez ainsi vous enregistrer dans leur base de données des bateaux en transit.

 

Ensuite on vous demandera d’envoyer un rapport journalier par iridium, afin d’avoir votre position chaque jour.

 

Quand vous serez dans l’IRTC, vous serez régulièrement contacté par l’avion en charge de la surveillance ou par des vaisseaux patrouillants.

 

Une fois que nous avons quitté l’IRTC, nous n’avons plus eu de contact VHF mais avons continué à envoyer nos rapports journaliers, car ils continuent de nous suivre jusqu’à Suez.

 

Par contre lors de nos escales ou arrêts pour attendre une fenêtre météo, je les ai prévenus sur le dernier rapport journalier de mon arrêt que je ne renverrai des rapports qu’en reprenant la mer.

 

Nous avons navigué au milieu des 2 mn l’IRTC, ce qui ne pose aucun problème, surtout au portant. Parfois nous avons même tiré des petits bords de Grand largue.

 

Attention il arrive que des voiliers descendent vers l’Indien. Nous avons été surpris par un bateau sans AIS et qui n’a pas répondu à la radio.

 

J’ai parlé dans le blog de nos mesures de sécurité bien modestes, 2 fausses lignes de pêche assez longues, et une bombe lacrymogène professionnelle.

 

Avoir un fusil jouet en plastique bien imité, peut être une bonne option pour éloigner des bateaux suspects qui s’approchent et savent qu’il peut y avoir des hommes armés à bord. Nous avons lu cela trop tard pour nous en fournir un.

 

Pour aller sur Djibouti nous sommes sortis de l’IRTC au niveau du virage tribord.

11° 47 N - 044° 58 E

 

Nous avons trouvé extrêmement intéressant de faire partie du Groupe privé Facebook «  RED SEA PASSAGE ». Ce groupe dans lequel on ne rentre que sur approbation du créateur Wade Alarie, (il faut le contacter directement sur sa boîte mail, ou messenger) est une source d’informations et d’échanges pratiquement indispensable pour être au courant des dernières nouvelles concernant la «  Red Sea ».

 

 

DJIBOUTI

 

Si un agent est toujours nécessaire au moment où vous lisez ces lignes.

 

Il y a Ahssan, qui demandait trop cher. (350$) Il faut négocier, avant c’est mieux, après c’est encore possible, mais plus difficile.

 

Il faut ajouter ensuite tous les autres frais, visas, test PCR si encore nécessaire… livraison du gasoil au bateau…

La carte SIM j’en ai déjà parlé, si elle est facturée plus de 10 $, attendez d’aller à terre, dans le Mall il y a le bureau du fournisseur, c’est 5$ la SIM et ensuite on fait un « top up » (recharge) de 5 nouveau $  et on a 12Go pour une semaine. Il y a bien sûr différentes formules et les filles sont adorables elles font tout pour vous.

 

Il y a aussi Moustique.

Entreprise Yo Ke Ko.

Apparemment c’est lui qui est l’agent historique du coin depuis longtemps, mais qui s’est fait rafflé le marché par Ahssan qui a su jouer sur les réseaux sociaux et a été référencé sur le site «  Red Sea passage ». Depuis tous les bateaux passent par Ahssan qui il est vrai sait mieux communiquer.

 

Ensuite il y a la marina.

On ne sait pas trop le rôle qu’elle veut jouer. Elle n’a aucune stratégie pour le moment mise à part essayer de nous pomper le maximum de dollars.

On peut essayer de la contacter pour voir ce qu’elle propose, mais bien faire attention de tout bien préciser pour savoir ce qui est inclus, et notamment l’accrochage du dinghy

 

Au dernières nouvelles Ahssan n’a toujours pas réglé le problème des dinghies avec la marina, et un groupe de bateaux s’est vu séquestrer leurs dinghies par la marina.

 

Donc au moment où j’écris ces lignes, on peut dire que c’est le grand bordel à Djibouti.

 

Excursion au Lac Assal / volcan

 

Contacter Momo Rayed

Tel: (00 253) 77 63 63 17 / 77 81 13 75

Mail: mohamedrayed @hotmail.com.fr

 

Transport guide et repas, tarif à partir de 5 personnes 11000Fdj ( 60€)

 

 

Divers

 

Bidons

Si vous cherchez des bidons pour le diesel, il faut traverser la route en face de l’entrée du Mall.

Là il y a une sorte de cabane, et vous devriez les voir sur le trottoir, ils sont jaunes, ils font 25l et ils contenaient de l’huile alimentaire. Ils coûtent normalement 300fdj, mais pour un « touriste » c’est plutôt 4 ou 500.

Les gens qui les vendent sont tellement pauvres que l’on pas vraiment le goût à négocier outre mesure.

Il reste souvent un peu d’huile dedans, il faudra les nettoyer avec un peu de gasoil à la station avant de les remplir, mais ils sont vraiment tops. Nous en avons acheté 4 et hop 100l de gasoil en plus.

 

Taxis:

au départ de la marina la plupart des destinations vers le centre ville sont entre 800 et 1000fdj

 

Dollars

Vous pouvez retirer des dollars dans les distributeurs. C’est très important de faire une réserve ici si vous n’en avez pas car après, tout se fera cash et en dollars, Soudan, canal de Suez…

 

Gaz

Nous n’avons pas réussi à faire remplir nos bouteilles bleu 3 kg camping gaz. Ahssan n’a pas été très performant

 

Eau

Nous en avons acheté à la marina après négociation difficile. 90 l pour 2000fdj, eau non potable, juste pour lavage, toilette, vaisselle…

On sait qu’il est possible de se faire livrer des bidons de 20l, mais on a pas testé.

 

Restaurant

 

Si vous voulez manger, je pense, le meilleur poisson Yéménite de Djibouti. Il n’y a qu’une adresse

JANATEYN

C’est pas très loin de l’aéroport, mais il n’y a pas de nom de rue.

Tel: 21 35 03 23

Mob: 77 22 15 15

Ou encore le mobile direct du Patron Aboubaker, 77 81 90 90

 

Le patron est vraiment très sympa , il vous fait choisir votre poisson, puis il s’occupe de tout et les plats défilent tous aussi bons les uns que les autres. Une expérience à ne pas rater pour manger local sans avoir peur, et se régaler.

Le soir il faut peut être réserver avant car l’adresse est connue.

 

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - DjiboutiMer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - DjiboutiMer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
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BONUS PHOTOS

Le centre ville et les rues du marché
Le centre ville et les rues du marché
Le centre ville et les rues du marché
Le centre ville et les rues du marché
Le centre ville et les rues du marché
Le centre ville et les rues du marché

Le centre ville et les rues du marché

Mer d'Arabie - Golfe d'Aden - Djibouti
Bonus Lac Assad et Volcans
Bonus Lac Assad et Volcans
Bonus Lac Assad et Volcans
Bonus Lac Assad et Volcans
Bonus Lac Assad et Volcans
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Il y a aussi de très belles femmes, Ethiopiennes, Somaliennes, Erythréennes....

Il y a aussi de très belles femmes, Ethiopiennes, Somaliennes, Erythréennes....

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C
Passionnant, encore plus que d'habitude !... et le style, et le contenu... mais où s'arrêteront ils ?...<br /> Bon, là c'est sûr, je ne passait pas avec bateau zen !...<br /> Il n'y aura plus beaucoup de travail pour le publier en livre...
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V
Bonjour,<br /> Toujours aussi sympa de vous lire.<br /> En 2005, nous avions fait escale (cela peut servir) à:<br /> Massawa en Erythree(vaut la peine)<br /> SOUDAN<br /> Khor Nawarat<br /> Talla saguir<br /> Suakin(ça vaut la peine)possibilité de quelques achats. Visite musée.<br /> Sanganeb reef(plongée)<br /> Marsa Fijab(bon abri)<br /> Taila island<br /> Marsa Inkeifal(bon abri)<br /> Port Galib(style marina).Avons laissé le bateau pour aller visiter la vallée des rois.<br /> Autre marina plus loin à 90 nm(oublié le nom) puis 220 nm jusqu'au début du canal.<br /> Nous avons passé le canal avec l'agent Félix(+- correct).<br /> Vous le savez probablement mais au delà de 15 kn réel cela devient très compliqué avec le vent dans et les vagues dans le nez. Plusieurs bateaux avaient eu de la casse; Nous avons choisi d'attendre un relâchement du vent du nord et d'y aller au moteur.<br /> Pour le canal, essayez que le pilote débarque à terre et pas de bateau à bateau( notre bateu avait été griffé) et surtout donner le "matabiche" au tout dernier moment.<br /> Bons vents (et belle mer)<br /> René VB
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