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Sea yoU

Sea yoU

Un bateau nommé DÉSIRS... Voyages, aventures, humeurs, voiles, récits et photos


HUAHINE

Publié par Fabienne et Dominique sur 10 Août 2020, 20:43pm

HUAHINE

Nous nous préparons à quitter notre mouillage de Moorea, à l’entrée de la vallée d’Opunohu, si typiquement polynésien...

 

Il a des airs de photographies de Adolf Sylvain. Ce photographe et journaliste de presse de l’après guerre s’est reconverti dans l’image « glamour » des vahines après l’incendie de son labo et la destruction de 25 ans d’archives inestimables.

HUAHINE

Il devint pendant des décennies le maître du « poster » exotique et de ces rectangles cartonnés avec un emplacement pour le timbre, appelés cartes postales.

 

Des vahines en tenue d’Ève ou vêtues d’un simple mini paréo noué sur les hanches, complétaient délicieusement les décors de sable blanc, de lagons turquoises et de cocotiers.

 

Ces photos, une fois imprimées, ornaient les présentoirs en tourniquets métalliques des librairies, des halls d’hôtel de luxe, des « curios » et autres magasins chinois qui pullulaient autour de l’île de Tahiti.

 

Elles tapissaient les chambrées de jeunes militaires envoyés faire leurs armes au Paradis et sont à l’origine de bien des explosions non nucléaires, dont les retombées polluèrent les draps de lits des armées.

HUAHINE

Elles voyagèrent par bateau et par avion dans les sacs postaux de l’Office des Postes de Tahiti et ont fait rêver et fantasmer des milliers d’hommes et de femmes à travers le monde, entretenant le mythe absolu de la vahine des premiers découvreurs.

 

Plus tard, son fils Teva marcha sur les traces de son père.

Il vulgarisa la poésie photographique de ces magnifiques femmes du pacifique en démultipliant les produits dérivés.

Les corps bronzés et les poitrines luisantes de Monoi se sont alors retrouvés sur des stylos, des règles, des magnets, des cartes à jouer, des sets de table...

 

Exploitation extrême et peut être malheureuse de cette source d’inspiration artistique éternelle qu’est le corps de la femme.

HUAHINE

J’ai pratiqué avec plaisir, dans les années 80, cet exercice de photos glamours de vahine pour des pochettes de cassettes vidéo, des dépliants d’hôtels et autres clients de l’agence de publicité Polygone pour laquelle je travaillais.

 

J’ai en archive un grand nombre de ses clichés, malheureusement ils sont en France et pas sur le bateau, mais j’ai quand même déniché au fin fond d’un disque dur quelques photos de l’époque, pas les meilleures malheureusement, mais je les partage quand même avec vous.

HUAHINE

Notre prochaine destination est justement HUAHINE.

 

Les premiers habitants, en observant leur île, ont constaté qu’elle ressemblait à une femme allongée.

 

Ils lui ont donné un nom absolument magnifique puisque Huahine en tahitien veut dire  « sexe de la femme ».

Peut on imaginer pour un marin, une navigation plus excitante que celle qui mène à Huahine!!!

 

Cette île doit porter symboliquement en elle toute l’énergie du pouvoir et du mystère de la femme.

Aquarelle de HuaHine

Aquarelle de HuaHine

Nous avons prévu de partir de Moorea à 15h30, mais notre voisin norvégien qui va dans la même direction, lève les voiles à 13h30 et.... on se dit que cela serait émoustillant de partir peu après lui pour avoir un « lièvre » à poursuivre...

 

C’est donc vers 14 h que nous relevons l’ancre, pour libérer Sea yoU de la chaîne qui le relie à la terre.

 

Toute la nuit, nous verrons au loin les feux de celui qui gardera jusqu’au bout sa demi-heure d’avance.

 

C’est juste après les premières lueurs rougeoyantes du jour qui se lève, que nous entrons dans une des passes du « sexe de la femme », celle du village de Fare.

HUAHINE

A ce moment là, nous ne prêtons pas attention au corps de cette vahine qui s’offre à nos yeux légèrement embrumés par la fatigue d’une nuit de navigation.

 

Toute notre attention est focalisée sur le franchissement de la passe d’Avapehi, car bizarrement celle-ci n’a que des balises vertes à tribord, rien à bâbord.

Il faut toujours être vigilant quand c’est une première fois et surtout bien observer la surface de l’eau pour détecter la moindre anomalie.

Il arrive parfois que des inconscients mettent des bouées, pour des casiers, ou pour attacher leur bateau pendant qu’ils font de la pêche sous marine ou du surf sur le récif.

 

C’est ce que nous avons constaté dans l’autre passe, celle d’Avamoa, où nous avons évité de peu un cordage relié à un vieux pare battage à peine visible. ( voir conseils aux marins en fin d’article).

Se prendre un cordage dans l’hélice en franchissant une passe est à peu près ce qui peut arriver de pire pour un bateau, car on peut se retrouver sur le récif en quelques secondes selon les vents et les courants.

 

C’est pourquoi nous ne franchissons jamais les passes de nuit.

HUAHINE

Nous retrouvons  « Fleur Australe », le bateau de Poupon, mouillé en plein milieu de la baie, et  après avoir tourné un petit peu comme un chat qui cherche la meilleure place pour sa sieste, nous nous installons entre deux balises dans des fonds clairs de 4m d’eau.

 

Nous rangeons le bateau, prenons un bon petit déjeuner, et allons nous coucher pour 1 ou 2 heures afin de récupérer un peu d’énergie avant de nous lancer à la découverte de Huahine...


 

Nous avons sur l’île, des amis de longue date, Hervé et Angelina qui ne sont pas au courant de notre visite.

Lui et moi sommes originaires de la même ville du Nord de la France, Douai. Il est venu s’installer ici en tant que « taote » (médecin) il y a plus de 30 ans et il est tombé en amour avec le pays et ses habitants. Et c’est tout naturellement qu’il a épousé une polynésienne de Tahaa.

 

Je l’appelle donc pour lui dire que nous sommes sur Huahine, et comme nous ne nous sommes pas vus depuis 1996 soit 24 ans, il lui faut quand même quelques secondes pour dissiper l’étonnement et laisser les connexions neuronales faire leur travail de recherche dans la mémoire, pour envoyer une image approximative au cerveau.

 

Il nous aperçoit de loin en passant en voiture, deux nouveaux « popaa » ( blanc) sur l’île, cela se remarque vite... surtout qu’il n’y a plus de touristes.

L’image envoyée précédemment à son cerveau peut se réactualiser en fonction des années écoulées.

 

Nous déjeunons ensemble, et en moins d’une heure, on discute, blague, et agit comme si on s’était quitté la semaine dernière.

 

Hervé

 

Les marques du temps se voient de façon cruelle sur nos corps qui subissent ses outrages incessants, mais heureusement sur ce qui n’est pas physique, on peut résister et garder intact des sentiments profonds comme l’amitié, l’amour... c’est notre façon à nous humain, de ne pas  laisser le temps gagner sur tous les plans.

 

Il nous propose généreusement d’utiliser son 4x4  pour visiter l’île et de venir quand on veut chez lui, pour y faire de l’Internet, prendre une douche, faire la lessive...

Fab et Angelina

Fab et Angelina

Pour voir la vahine allongée en étant à Fare, le mieux est certainement le bar restaurant appelé « Yacht Club ».

 

Il n’a de yacht club que le nom, car aucun service n’est apporté aux marins excepté, et c’est déjà pas mal, un ponton pour les annexes et un point d’eau. Par contre l’obstination du patron à ne pas vouloir fournir de WIFI est incompréhensible.

 

C’est un endroit superbe, avec de petites tables en bois au bord du lagon, une grande salle bien décorée de style océano local, d’où l’on peut voir son bateau, (on ne s’en lasse jamais), mais aussi la femme nue allongée dans l’océan sur laquelle nous nous trouvons.

 


 

C’est au moment de l’Happy Hour, quand le soleil se couche après sa journée de travail, et que les monts et montagnes s‘obscurcissent légèrement devant un ciel encore lumineux et dégradé d’orange, que cette déesse du pacifique se révèle le mieux aux voyeurs que nous sommes.

 

L’Happy Hour avec nos amis Charlotte et Sebastien

 

Sa tête est posée sur l’océan avec les cheveux en arrière.

Elle est sensiblement inclinée sur la droite, son nez est légèrement « en trompette », son œil est fermé.

Elle a l’apparence heureuse et détendue de celles qui reviennent d’un voyage au 7ème ciel.

Sa longue poitrine remonte vers son sein délicat dont le téton formé par un arbre est incroyablement présent.

Puis l’on découvre le ventre bombé de celle qui attend un enfant et dont le nombril ressort déjà.

Enfin plus loin on peut voir ses jambes pliées, les genoux vers le haut.

 

 

Le « Huahine » est il celui de cette femme allongée? Mystère!!!

Plus loin dans l’île on peut voir le sexe de Hiro sous la forme d’une belle excroissance phallique sur une crête de montagne.

 

Est-ce lui son guide touristique des cieux extatiques.... On peut le supposer...

Comment rester insensible à cette mythologie empreinte de tant d’érotisme??

 

Certains y verront la projection de mes propres fantasmes, et ils auront probablement raison.

J’assume totalement cette fascination pour l’origine de la création de toutes formes de vie sur cette terre, à savoir la fusion de deux énergies opposées mais complémentaires.

Sans cette copulation permanente qui déclenche et entretient l’étincelle de vie, rien n’existerait.

 

L’esprit de « Huahine » me touche, il élève ma conscience, il m’inspire et je me balade dans mon jardin d’Eden de réflexions métaphysiques, à la recherche du fruit de l’arbre de la connaissance, cette pomme qu’il me plairait moi aussi de croquer.

 

Tableau de Bobby

Tableau de Bobby

Le lendemain nous empruntons le 4x4 pour aller parcourir les formes oblongues de cette déesse minérale allongée là sur cette immensité d’eau, caressée par les vents du sud Est et chauffée par le feu solaire.

 

Les 4 éléments sont réunis, cette femme allongée est certainement le 5ème élément si cher à Luc Besson....

HUAHINE

Sur la route, nous retrouvons l’esprit polynésien que l’on aime. Les gens sont souriants et nous saluent.

 

Nous faisons de nombreux arrêts, là pour visiter des sites de « Marae », là pour admirer des  paysages tropicaux colorés et enchanteurs.

 


 

Il y a aussi cette pierre avec l’empreinte d’une patte de chien reliée bien sûr à une légende, un peu longue à vous raconter ici, mais qui n’a rien à envier aux superproductions fantastiques hollywoodiennes.

 

 

Dans un petit bras de rivière, on peut aussi observer des anguilles géantes.  On en trouve sur différentes îles, Nuku Hiva, Tahiti... Elles sont sacrées et nourries par les polynésiens.

 

 

C’est encore l’endroit où Bobby était venu s’installer et a quitté le monde des vivants. Un artiste brillant dont nous aimons particulièrement les peintures, dessins et autres expressions picturales, plus que le chanteur. L’homme était très torturé, mais c’est fréquent chez les artistes. L’art est souvent la sublimation des tourments du créateur.

Œuvres de Bobby
Œuvres de Bobby
Œuvres de Bobby
Œuvres de Bobby

Œuvres de Bobby

Le village de Fare a su garder son âme et son charme d’antan, celui que je lui connaissais il y a 35 ans quand je faisais mes tournées en quête d’informations pour mon guide le « TROUVTOU ».

 

 

Il y règne le matin et surtout le dimanche matin une activité dynamique, faite de vendeurs de légumes, de fruits, de poissons... et de plats à emporter comme le poisson cru au lait de coco, le cochon rôti ou le poe banane (notre favori).

 

Les gens y sont d’une très grande amabilité, et c’est tout naturellement qu’ils vous lancent un souriant « iaorana » (bonjour) qui illumine le cœur.

HUAHINE
HUAHINE
HUAHINE

Huahine est en réalité formée par 2 îles bien distinctes. L’une est très légèrement plus grande que l’autre. Elles sont reliées maintenant par un pont qui les unit.

Cela me fait penser à un épicentre énergétique où les symboles universels du Yin et du Yang, du masculin et du féminin, du + et du - sont rassemblés en un lieu pour s’unir.

 

On en revient toujours à la même chose, l’origine de ce qui existe... une question qui, vous l’avez compris, m’obsèdera jusqu’à la fin, n’accordant aucun crédit aux affirmations bêtifiantes des religions.

 

Je sais, je m’égare du récit touristique que certains attendent peut être, mais pour moi ce tour du monde est forcément aussi une quête intérieure.

 

Nous naviguons sur un océan de questions. Si l’on sait être attentif à ce qui se présente sur notre route, chaque escale, chaque rencontre, chaque événement apportent des éléments de réponse qui nous font avancer.

 

Une belle histoire d’amour est née entre nous et cette île si bien nommée.

Plusieurs fois nous l’avons quittée, nous avons cherché mieux ailleurs en vain, alors à chaque fois nous sommes revenus avec beaucoup de joie.

 

Bon vent à tous

 

Sea you Soon

Conseils aux marins

 

Passes de Fare:

 

Attention, il y a une bouée, dans la passe de Avamoa, posée par des pêcheurs qui y attachent leur bateau, c’est un vieux pare battage sale qui n’est pas visible par mer agitée ou bien sûr de nuit.

Coordonnées approximatives: 16 42 663 S - 151 02 692 W.


 

 

Dans l’autre passe, « Avapehi », il n’y a que des bouées vertes, pas de rouge. Comme elle est bien large et profonde, pas de problème, en restant pas trop loin des vertes.

 

Mouillage de Fare.

On peut mouiller juste après la passe. Entre la balise rouge et le petit ponton du Yacht club.

Il y a 4 bouées ( aucune idée de qui les entretient), ou on peut jeter l’ancre dans des fonds de 8 à 20m. Les endroits moins profonds sont près de la bouée rouge. (16 42 753 S - 151 02 390 W).

Ne pas déborder trop dans le chenal, car la nuit il y a souvent des cargos qui viennent ravitailler l’île.

 

Ou en face, après le virage de la cardinale et de la verte, il y a des hauts fonts avec sables et patates de corail et on peut jeter l’ancre de 8 à 3m de fond. (16 43 154 S - 151 02 334 W pour situer la zone)

 

Attention, pensez à fermer vos bateaux et sécuriser votre annexe qui peuvent être visités.

Pendant que nous étions là il y a eu quelques larcins sur des bateaux non fermés et une annexe de volée.

Ce conseil est valable pour toute la Polynésie. Ce n’est pas un endroit dangereux, mais le vol est presque une tradition ancestrale, comme on peut le lire dans les récits de Cook ou de James Morisson sur la Bounty.

Nous en avons fait souvent les frais pendant nos précédents séjours à Tahiti.

 

Yacht club restaurant Bar

Comme mentionné plus tôt, c’est avant tout un restaurant, qui a mis un ponton très pratique pour les annexes. On peut aussi, en s’amarrant au petit quai à côté y refaire son plein d’eau avec un tuyau. (500F le quart d’heure)

Mais grosse lacune, on ne peut pas avoir de wifi. Ce qui est incroyable, et stupide dans un endroit comme celui là, ce service étant devenu presque essentiel pour les bateaux.

Par contre un vrai « happy hour » à partir de 17h30 avec la pinte à 300FCP, sur fond de coucher de soleil face au lagon et devant son bateau est un moment exceptionnel.

 

WIFI

Il y a du Wifi gratuit à l’extérieur de la mairie. Pas pratique car on peut difficilement s’y asseoir, mais bon c’est mieux que rien.

 

Il y a aussi le snack Izzy’s, plus loin sur la route qui mène à l’aéroport, 150m après la poste. On y mange les meilleurs hamburgers de l’île ( au thon et végétarien pour nous ) et on peut avoir du WIFI si on consomme.

 

Laundry

Vous pouvez demander à TEFAATAU Vahinerii. Il suffit de l’appeler et elle viendra chercher votre sac et vous le ramènera.

87 71 84 79

C’est 1000F par sac pour le lavage (genre sac de course de supermarché) et 500f de plus pour le séchage.

 

Autres mouillages

 

Plus au sud, après le motu Vaiorea et devant la plage Hana iti, ( 16 46 905 S - 151 01 694 W) on peut mouiller par une dizaine de mètres de fond. Il y a aussi quelques bouées, mais comme toujours on ne sait pas si elles sont entretenues, alors nous on préfère notre ancre.

 

La baie d’AVEA

encore plus au sud à environ 7 miles de Fare.

Une grande baie magnifique, avec une palette de bleus lumineux quand le soleil est au zénith.

 


 

On peut mouiller nombreux dans 10 à 14 m avec fond de sable. Là aussi quelques bouées.

 

Il  y a l’hôtel Relais Mahana où l’on peut très bien manger, et qui est « boats friendly » car cela appartient aux patrons de Tahiti Yacht Charter. Il y a un petit ponton pour les annexes.

Happy hour de 17h30 à 18h30.

 

Jean-Fred l’excellent chef du restaurant, peut pour un prix très raisonnable, vous faire un menu dégustation spécial ( voir directement avec lui la veille). Si vous avez un événement particulier à fêter, ou simplement envie de vous faire plaisir, c’est un très bon plan.

 

Déjeuner entre amis au restaurant du Relais Mahana

 

A côté , il y a aussi le resto snack Tara, qui organise des repas polynésiens le dimanche.

 

Il y a une petite épicerie à 500m sur la route, à droite en sortant de l’hôtel.

 

Sans cela, prévoir son avitaillement général à Fare.  Le supermarché y est tellement top que l’on peut même y envisager les courses pour de grands départs.

 

BONUS PHOTOS

Course de pirogues

Course de pirogues

Le fantôme de la forêt....

Le fantôme de la forêt....

Nos amis nous trouve un régime de bananes..

Nos amis nous trouve un régime de bananes..

Piège à poissons en pierre.

Piège à poissons en pierre.

HUAHINE
HUAHINE
Bobby

Bobby

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Commenter cet article

René 19/08/2020 19:23

Toujours aussi intéressant !
Et cela nous rappelle toujours autant de souvenirs...

Fred 18/08/2020 21:41

Huahine est assurément la plus authentique des iles de la Société... C'est bien (égoïstement il est vrai) qu'elle ne change pas trop et garde ses charmes polynésiens. Merci encore et bises. Fred

Frédériqueg 18/08/2020 09:17

Superbe, que de souvenirs ! Huahine... Bobby, le trouvtou !!!! meilleurs vents, bisous des Terres du milieu où j'espère que l'on se retrouvera après vos traversées des Mers du monde.

PEYBERNÈS 18/08/2020 08:56

Merci pour tous vos article. C’est un plaisir de vous suivre et nous aimons beaucoup « les conseils aux navigateurs » qui nous sont précieux en vue de notre prochaine navigation dans ce coin.
Bon vent
Jean-Claude et Jacqueline

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