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Sea yoU

Sea yoU

Un bateau nommé DÉSIRS... Voyages, aventures, humeurs, voiles, récits et photos


LES MARQUISES

Publié par Fabienne et Dominique sur 8 Avril 2020, 21:22pm

LES MARQUISES

PREAMBULE

 

Ce que j’ai écrit pour les Marquises appartient au monde d’avant.

 

Mais depuis ce monde a brutalement changé.

Beaucoup de choses que vous lirez dans cet article ne sont ou ne seront plus vrais.

 

A Fatu Hiva, les voiliers ne sont plus les bienvenus, à Hiva Oa on les accueille par obligation dans des conditions déplorables.

 

Partout, l’ignorance rend les gens méfiants et stupides.

L’étranger, suspect, est accusé de tous les maux, surtout celui d’avoir amené le virus avec lui.

 

Les locaux veulent rester entre eux et ne plus voir personne de l’extérieur, même si après un mois de mer, les marins sont forcément sains.

 

Le paradis et l’enfer ont une frontière commune invisible que l’on peut franchir en quelques minutes, voir parfois en quelques secondes.

Je me faisais cette réflexion à propos de la navigation, où tout peut basculer en quelques instants, mais voilà que cela arrive pour le grand vaisseau mère de l’humanité, et que c’est exactement la même chose.

 

Enfer et paradis sont les deux faces d’une même pièce, l’expérience de la vie sur terre.

 

La mauvaise nouvelle c’est que l’enfer peut surgir dans notre existence n’importe où et n’importe quand.

 

La bonne nouvelle c’est que l’inverse est vrai également, une douce et chaleureuse lumière peut remplacer brutalement la noirceur.

 

Il en a toujours été ainsi, c’est le propre de la dualité.

 

Alors je garde quand même ce texte, qui s’il n’est plus juste, sera le témoin de ce qui a été.

 

Il permettra de garder espoir pour le monde à venir que nous allons devoir imaginer dans nos plus beaux rêves.

 

 

LES MARQUISES

Les Marquises ne se racontent pas, les Marquises se vivent...

 

Il est des endroits où l’on préfère le silence, de peur que les mots ne soient pas à la hauteur des sentiments ressentis et n’abîment les lieux.

 

C’est pourquoi je vous en parlerai très peu en dépit de mon envie de partager ce vécu si particulier.

LES MARQUISES

 

Après 6 mois au Panama, et 30 jours de mer pour les atteindre, les Marquises, sont une bouffée d’air que l’on reprend après une longue apnée.

 

Nous avons choisi Fatu Hiva pour “atterrir” même si nous n’y sommes normalement pas autorisés, et pour nous c’est un choix excellent.

 

La population est très accueillante, si l’on est ouvert envers elle, et que l’on hésite pas à aller leur parler pour briser la petite gêne réciproque qui parfois peut bloquer la communication.

 

Nous sympathisons très vite avec 2 femmes assises au bord du chemin. Laurence et sa sœur de Bora Bora qui comme par hasard est parente avec un ami à nous, de nos précédents voyages, Ato.

 

Laurence est une vieille femme aux longs cheveux gris nourris au monoi (huile de coco) depuis toujours.

Le paréo enroulé autour de son corps tout en rondeur, laisse deviner de gros seins de dame âgée  soumis maintenant aux lois de l’apesanteur, mais qui ont du faire le bonheur des petits comme des grands.

 

Devant son « fare » (maison) on a l’impression d’être entré dans l’intemporalité d’un tableau de Gauguin.

Nous repartons avec du coco râpé et 5 gros pamplemousses.

Laurence

Laurence

Ensuite c’est Henri, un sculpteur qui nous a appelé pour nous parler et nous montrer son travail.

En partant il nous donne des mangues, un uru ( fruit de l’arbre à pain) et des citrons.

 

Henri

 

Puis un gars, dont des ancêtres éloignés venaient de l’empire du milieu, nous appelle au bord de la route, juste pour nous donner un régime de bananes...

 

 

Cela continu le lendemain avec Hortense, qui était à Papeete quand nous y étions et connaissait très bien des gens de la Banque Socredo où travaillait Fab.


 

Hortense

Temo, un autre sculpteur et sa femme Karine qui nous aident pour notre lessive et internet...

C’est eux qui nous apprennent qu’un virus fait de nombreux morts en Chine et qu’il y a quelque cas  en France... sans savoir de quoi elle parle, on la rassure et ne prêtons plus guère attention à cette information....

 

A chaque fois que nous allons à terre nous revenons avec des sacs chargés de fruits..

Temo et sa famille
Temo et sa famille

Temo et sa famille

LES MARQUISES

Le soir, quand le soleil descend vers le monde de l’autre côté, ses rayons rougeoyants bronzent les phalus de pierre en érection autour de cette baie du bout du monde.

 

Cette scène érotico-minérale est tellement intense qu’on ne peut s’empêcher d’imaginer des géants allongés, émus par la beauté des Marquises qui dévoilent leurs charmes.

 

Il est étonnant de constater que cette phallique vision de la baie ne se fait que de la mer. Une fois à terre, l’angle de vue sur ces pitons rocheux est complètement différent et il est impossible d’y voir une quelconque verge.

 

Après 5 jours de repos, nous refaisons nos réserves d’une eau excellente, et mettons le cap sur Hiva Oa  pour enfin nous enregistrer auprès des autorités.

LES MARQUISES

Sept heures suffisent pour parcourir sous un bon vent, les 50 mn qui séparent les deux îles et arriver dans la baie Tahauku qui n’a pas le charme de la précédente.

 

Mais quand on a commencé par le sublime, est-il judicieux de comparer sans risquer d’être éternellement déçu.

Comme pour tout, Il faut trouver les aspects positifs du lieu, s’ancrer dans le présent et se détacher des souvenirs du passé.

LES MARQUISES

L’unique station service étant dans le port, il est facile de demander à une voiture de nous emmener à Atuona, le village principal de l’île qui est à une bonne demi- heure de marche.

 

Nous y faisons, à la gendarmerie, nos formalités d’entrée sur le territoire français.

C’est un CHTI de Cambrai marié à une polynésienne qui s’occupe de nos papiers et nous ramène à nos origines.

LES MARQUISES
LES MARQUISES
LES MARQUISES

Impossible de s’arrêter ici sans grimper au cimetière situé dans les hauteurs pour saluer Brel et Gauguin qui tous deux, furent envoûtés par le charme de ces îles et de leur population.

 

La tombe de Gauguin à l’origine était juste une dalle de ciment, elle a été refaite pour faire plus “local” et ne pas décevoir les nombreux visiteurs.

 

Celle de Brel en contrebas est moins “formelle”, des photos et des galets avec des inscriptions rappellent un peu celle de Johnny à St Barth...

 

 

 

Il devient très “nécro” notre “World tour of love”.

LES MARQUISES
LES MARQUISES

Nous visitons également le petit musée qui est consacré au peintre sur le terrain même où il résidait.

Ils ont reconstruit à l’identique et au même emplacement la célèbre “maison du jouir”.

 

 

 

L’inspiration créatrice de l’artiste n’est elle pas la sublimation de ses pulsions sexuelles...

L’idée de sa création prend forme petit à petit comme les sensations de plaisir s’éveillent progressivement dans le corps.

Enfin dans un Big Bang orgasmique libératoire, symbole de la création de l’univers, l’œuvre peut voir le jour.

 

La « maison du jouir » est pour moi la plus belle affirmation du processus de création artistique.

 

 

Des fouilles ont permis de mettre à jour le puits où il faisait rafraîchir son absinthe...

 

 

Mais il n’y a pas une seule œuvre originale du peintre, que des reproductions plus ou moins bien faites.

 

Nous refaisons quelques réserves de produits frais mais les légumes sont rares et chers.

De même nous remplissons les réservoirs de fuel et d’eau pour la suite du voyage.

LES MARQUISES
LES MARQUISES
LES MARQUISES
LES MARQUISES
LES MARQUISES
LES MARQUISES

Nous mettons le cap sur la petite île de Tahuata, séparée de HIVA OA par le canal du bordelais. Nous jetons l’ancre dans la baie de HANAMOENOA.

Cet endroit possède une des seules plages de sable blanc des Marquises.

 

 

C’est aussi le domaine de Steven. Un Marquisien d’une quarantaine d’années, qui après des galères de vie s’est installé sur un terrain familial pour faire un retour à ses racines ancestrales.

Il vit très simplement, de pêche, de chasse, élève quelques animaux, plante des arbres fruitiers, entretient la cocoteraie...

Il est très à cheval sur le respect de son territoire. Il ne tolère pas que l’on aille chez lui si l’on n’y a pas été invité, autrement dit, si l’on ne s’est pas présenté.

La plage est à tout le monde, mais pas la cocoteraie.  Il considère même que l’ensemble de celle-ci est sous sa surveillance même si seulement la moitié est à son grand-Père.

 

 

Notre premier contact est un peu tendu, car il nous reproche d’avoir jeté l’ancre sur du corail.

Ce qui est vrai mais c’est du corail mort.

Il arrive près du bateau sur son canoé en gueulant...

« Ehh tu as jeté ton ancre sur le corail... ta chaîne va tout détruire... »

Ayant entendu parlé du personnage dans des blogs, plutôt que de m’opposer et d’argumenter, je décide d’acquiescer et d’être d’accord avec lui..

« Tu as raison... mais quand on arrive on ne voit pas les fonds... dis nous où on peut se mettre en sécurité  pour nous et le corail »

Il se calme alors de suite.

« Ok alors, je vais voir où tu peux te mettre... » dit il en repartant avec son canoë pour nous trouver un emplacement en mettant sa tête dans l’eau avec son masque pour voir les fonds.

 

Puis il revient pour me guider à retirer mon ancre qui est coincée dans une patate et me dit:

«  suis moi je vais te montrer où te mettre...»

Je jette mon ancre où il m’indique, puis il revient au bateau et nous commençons à discuter, discuter, discuter...

il restera près de 4 heures à côté du bateau à discuter avec nous tout en ramant pour garder son canoë proche, refusant de s’accrocher à Sea you, et encore moins de monter à bord.

Méfiant comme un chien battu qui s’approche à nouveau des humains.

 

une magnifique raie Léopard dans le lagon

 

Je suis surpris au fil de notre discussion de ses grandes connaissances sur de nombreux sujets très variés. Il a une dimension spirituelle qui montre que lui aussi a fait des recherches pour comprendre le sens de l’existence, et nous irons très loin dans l’échange..

 

Le lendemain il passe près de Sea yoU et nous lui faisons signe pour le saluer. Il arrive au bateau et la discussion reprend de plus belle. Il nous pose énormément de questions métaphysiques et je suis très heureux de lui exposer ma vision et mes compréhensions... il en fera ce qu’il veut...

 

Il nous parle aussi de ses ancêtres, de sa terre marquisienne, des bateaux de passage qui se comportent mal, en entrant chez lui, en prenant ses cocos sans sa permission....

Cette fois ci il accepte d’accrocher son canoé, mais refuse toujours de monter à bord. Nous parlons ainsi environ 5 heures sans que cela ne nous paraisse long si ce n’est une petite sensation de faim à un moment.

 

Le jour suivant c’est nous qui allons sur la plage à la nage et le rencontrons sur son terrain.

Nous continuons nos discussions envahis par les fourmis qui grouillent sur le sable et montent le long de nos jambes, elles ne mordent pas, mais chatouillent de façon insupportable.

 

 

Fab, toujours à la recherche de quelqu’un qui pourra l’aider pour son pied, interroge Steven sur d’éventuels guérisseurs marquisiens. Il nous indique quelques personnes qui font des « rah’au » polynésiens ( remèdes traditionnels).

Il s’avère qu’il s’y connaît pas mal en massage et Fab lui demande de lui en prodiguer un.

 

Il arrive dans la matinée du lendemain et monte enfin à bord pour la première fois.

Il pratique un long massage du pied et de la jambe avec des rituels bien à lui, ( je ne peux pas toucher l’huile qu’il utilise et qu’il gardera...). Il exprime son ressenti sur le blocage physique du pied et m’indique comment la masser tous les jours pendant une semaine...

 

Il reviendra nous apporter quelques mangues et des cocos avant notre départ, nous demandant si nous allions revenir... je pense que nos discussions lui plaisaient..

LES MARQUISES

Nous n’irons pas mouiller dans la baie de Vaitahu où se trouve un charmant petit village avec une boutique et quelques restaurants, car quand les vents dévalent le long des montagnes qui l’entourent, et peuvent atteindre 50 nds.

 

Nous y sommes allés en dinghy, et dans la nuit 3 annexes avec moteur avaient été retournées par des rafales.

LES MARQUISES
LES MARQUISES
LES MARQUISES

Juste avant que la nuit n’avale les derniers rayons de lumière, nous mettons le cap sur Ua pou.

Au petit matin nous entrons dans la baie d’Hakahau.

 

L’endroit est rouleur, il y a des bouées dont je ne comprends pas bien le sens ( en fait elles datent du festival des arts des Marquises qui eut lieu en décembre 2019), le port n’est pas très beau... et nous faisons les « difficiles »...

 

Nous décidons d’aller voir le mouillage de la baie d’Hakahetau  où je pense nous serons à l’abri de la houle.

Grave erreur...

Quand nous entrons dans la baie déserte, on voit tout de suite que c’est encore pire et que le mouillage sera intenable à cause de cette foutue houle de Nord Est qui contourne l’île et entre sans retenu dans l’endroit.

 

« Qu’est ce que tu en penses? » dis je à Fab

«  ce n’est pas la peine de rester ici, de toute façon se sera intenable, et on va pas retourner dans la première baie, on aura le vent de face.. » me répond-t-elle..

«  ok, alors on met le cap sur NUKU HIVA qui n’est qu’à 20 miles »

 

Voilà comment nous n’avons pas posé un pied sur l’île de UA POU...

Le URU (fruit de l'arbre à pain)

Le URU (fruit de l'arbre à pain)

C’est vers midi que nous entrons dans l’immense baie de TAIOAE.

Il y a une cinquantaine de bateaux au mouillage, mais on peut facilement en mettre le double, donc aucun soucis pour jeter l’ancre.

Et le mouillage, cette fois, est protégé de la houle tant qu’elle est Nord Est. ( ce qui changera quand elle s’orientera Sud Est)

 

Nous aimons bien cette baie qui ressemble à un cratère de volcan. Il y a un peu plus d’animation ici, quelques magasins, quelques snacks/ restaurants, quelques boutiques, on peut mettre relativement facilement son annexe au port et tout est à portée de jambes.

LES MARQUISES

Je fais la rencontre dès le lendemain matin de Colette.

De retour de la supérette, « à la Française » avec mes baguettes de pain sous le bras mais sans béret, je double une femme sur le trottoir qui porte une magnifique papaye dans les mains.

 

J’entame la discussion et j’apprends rapidement qu’elle s’occupe du bureau de tourisme de l’île.

Elle devient vite une très bonne copine, et nous passons beaucoup de temps à discuter ensemble.

 

 

Nous lui demandons de nous organiser un tour en 4x4 pour découvrir l’île de l’intérieur.

Elle nous recommande « Mate » et c’est un excellent choix. Ce grand gaillard trapu à la façon des « all black » de Nouvelle Zélande est d’une grande douceur et connaît parfaitement sa culture et son île.

 

 

Nous passons une dizaine de jours très agréables dans cette baie avant de décider de lever l’ancre pour nous diriger vers les Tuamotus.

 

 

Bon vent à tous et Sea yoU soon...

 

 

P.S; Pour finir j'en ai dit plus que ce que je le voulais....

LES MARQUISES
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Conseils aux marins

 

FATU HIVA

Voir article - Panama - Les Marquises sur notre Blog

 

HIVA OA

Le mouillage dans le fond de la baie Tahauku se fait avec une ancre à l’arrière pour maintenir le bateau dans le sens de houle, éviter qu’ils aillent dans tous les sens la nuit quand le vent est tombé et aussi pourvoir mettre plus de bateau.

Dans le centre de la baie on peut mouiller sur une ancre en général s’il n’y a pas trop de monde. Mais bien se renseigner sur les horaires du Taporo et de l’Aranui car dans tous les cas il faudra partir pour leur laisser la place de manœuvrer.

À l’extérieur de la digue, c’est pas mal non plus s’il n’y a pas ou peu de houle (NW, N, NE)

 

On peut refaire de l’eau au quai, mais il vaut mieux la filtrer.

Chantier, pour sortir le bateau et petit magasin d’accastillage où l’on peut faire remplir sa bouteille de gaz.

La station service est bien achalandée pour le dépannage en épicerie et ses prix ne sont pas plus chers qu’aux supérettes du village.

 

TAHUATA

Dans la baie HANAMOENOA, il n’y a rien excepté Steven qui vit seul dans un fare.

Mouiller plutôt vers le centre ou à gauche où il y a un peu plus de sable.

 

La baie de Vaitahu est magnifique grande et spacieuse, le mouillage profond sur sable spécialement en face de l’église tient bien selon des amis, mais car il y a toujours un mais, la baie est soumise aux effets venturis, qui peuvent être très violents. Par exemple la nuit où nous avons eu 20, 25 nds à Hanamoenoa, il y a eu ici 50 nds et les annexes non remontées se sont retournées comme des crêpes.

Très bon poisson cru et wifi chez Jimmy.

 

NUKU HIVA

 

La baie de Taiohae est vaste et peut recevoir facilement une centaine de bateaux.

Il est facile d’y faire de l’avitaillement dans les supérettes bien achalandées.

 

Il y a 2 snacks près du port qui attirent pratiquement tous les marins.

Chez Henri, sur les quais, grandes tables communes pour une cuisine locale simple.

Celui à côté du marché est plus « sophistiqué » et propose un grand choix de « poisson cru » en sashimi et carpaccio en plus de celui au lait de coco.

Les 2 proposent du Wifi, correct parfois, mais un peu lent.

 

Par contre si vous avez besoin ponctuellement d’un excellent Wifi pour télécharger quelque chose, ou mettre en ligne des vidéos ou blog ou encore résoudre des problèmes informatiques, vous pouvez aller chez Elekinfo, (87 255 966) presque en face du bureau de tourisme de l’autre côté du trottoir en retrait de la route.

 

Pour le gaz, et d’autres menus services, il y a NUKU HIVA Yacht service sur le quai.

 

Pour organiser un tour ou avoir des renseignements, demandez à Colette du bureau de tourisme. Elle est charmante et très efficace.

ET ENCORE QUELQUES PHOTOS

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Commenter cet article

Fred 11/04/2020 16:33

Merci d'en avoir trop dit ... sur les Marquises ! J'ai hâte de lire tes réflexions confinesques et tahitiennes. Bises

Daniel Ostiguy 10/04/2020 12:47

C'est très passionnant de lire vos récits de voyage. Je me régale a chaque ligne et photos. On sent que vous vivez pleinement ce rêve.
Gardez la santé et continuez d'en profiter.

Daniel

Fabienne et Dominique 10/04/2020 22:33

Merci Daniel de nous suivre...tout est à l’arrêt pour le moment, comme pour une grande partie de la terre et on ne sait pas quand nous pourrons repartir... bizzz à vous deux

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