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Sea yoU

Sea yoU

Un bateau nommé DÉSIRS... Voyages, aventures, humeurs, voiles, récits et photos


ARC ANTILLAIS

Publié par Fabienne et Dominique sur 15 Mars 2019, 15:41pm

ARC ANTILLAIS

Oui je sais... cela fait deux mois que nous sommes arrivés dans les Caraïbes et pas un mot, pas une photo, pas une vidéo sur le blog... rien... rien de rien... 

La douce chaleur des îles, qui rend les mouvements plus lents et anesthésie un peu la volonté, peut être une partie de l’explication.

Le Ti’punch du soir avec des rhums blancs fabuleux entre 50 et 62° qui coûtent moins cher que la bière peut également être envisagé comme une autre partie de l’explication. 

Boire ou écrire il faut choisir...

Mais, je l’espère, l’explication principale, est le résultat de notre indécision chronique sur le passage de Panama cette année.

Au départ il était prévu de passer en mars 2019, avec un stop important à Cuba.  Nous avons donc enchaîné les escales pour nous tenir à ce calendrier. 

Puis on s’est rendu compte que cela nous ferait courir, et on a pas vraiment envie de cela. Alors on s’est dit que 2020, cela nous laissait du temps... mais tout compte fait, traverser cette année permettrait de rester plus longtemps dans le pacifique... mais il y a El Niño qui sévit cette année... mais on peut quand même traverser cette année et aller en mer de Cortez... 

Bref on avance mais on ne sait toujours pas ce qu’on va faire...

Nos escales sont relativement courtes et je n’arrive pas à m’y mettre...

Je n’ose pas dire que je n’ai pas le temps, bien que la vie à bord d’un bateau soit assez prenante... Il y a toujours quelque chose à faire quand on est en escale au mouillage ou à quai, des réparations ou amélioration du bateau, les courses, l’eau, les lessives, les rencontres, les visites... bref le soir on est crevé, un rhum avec les bateaux amis et c’est assez pour la journée.

C’est encore en navigation que l’on pourrait avoir un peu de temps... mais depuis que l’on est arrivé, les Alizés sont plutôt musclés avec des vents de 20 à 25 nds montant à plus de 30 nds sous les grains, une mer de travers pas souvent sympathique avec des vagues vicieuses alors il faut être vigilant, prendre la barre, réduire les voiles, les relâcher... donc pas de temps là non plus pour prendre la plume.

Bref, je me cherche des excuses et je suis assez satisfait d’en trouver pas mal en fait...

L’humain a cette capacité de présenter les choses comme ça l’arrange et j’en profite honteusement.

Donc pour rattraper ce retard je vais survoler l’arc antillais à la vitesse d’un cyclone.

ARC ANTILLAIS

Après 5 jours délicieux de repos dans la baie de St Anne, où nous avons retrouvé nos amis du bateau Pearl, Serge et Siao, (avec qui nous avions traversé l’Atlantique en 2016 sur leur bateau), nous avons passé 10 jours au Marin, marina nichée au fond d’une baie de mangrove.

Achat d’une nouvelle annexe, petites réparations diverses, nettoyage du bateau, avitaillement dans des supermarchés comme en métropole, visite d’une partie de l’île,...

ARC ANTILLAIS
ARC ANTILLAIS

Ensuite nous avons avancé de quelques miles pour nous ancrer dans l’anse Chaumière pour un lunch sur l’eau avec des amis d’enfance de Fab qui vivent ici et d’autres de passage.

Les trois copines du lycée

Les trois copines du lycée

Le célèbre rocher du Diamant et un trois mats
Le célèbre rocher du Diamant et un trois mats

Le célèbre rocher du Diamant et un trois mats

Nous avons poursuivi sur un mouillage abominable dans la baie de Fort de France. Sea YoU était   balloté dans tous les sens à cause des « ferry » et autres vedettes rapides de transport de passagers... Heureusement il n’y a pas grand chose à voir dans cette ville et une journée est largement suffisante...

Fort de France
Fort de France
Fort de France
Fort de France

Fort de France

Nous avons fuit dès le lendemain pour la ville de St Pierre au nord de l’île.

Nous on adore l’histoire dramatique de cet endroit détruit totalement le 8 mai 1902 par la Pelée. 

En quelques secondes l’explosion de ce volcan anéantit brutalement « le petit Paris des Antilles ». Il n’y eu qu’un survivant, Louis Cyparis, qui dut son salut à son enfermement dans un solide cachot pour cause d’ivresse.

Le rhum peut sauver des gens...

La ville abandonnée par l’état fut reconstruite par des anciens esclaves et les stigmates de la catastrophe sont toujours bien présents.

Nous croisons nos amis de « le mulon », pour une soirée retrouvailles car nous ne nous sommes pas revus depuis les Canaries.

La ville de St Pierre au couchant et la montagne Pelée
La ville de St Pierre au couchant et la montagne Pelée
La ville de St Pierre au couchant et la montagne Pelée

La ville de St Pierre au couchant et la montagne Pelée

Les ruines et le cachot de CyparisLes ruines et le cachot de Cyparis
Les ruines et le cachot de Cyparis
Les ruines et le cachot de CyparisLes ruines et le cachot de Cyparis

Les ruines et le cachot de Cyparis

Anne et Pierre nos amis de "Le Mulon"

Anne et Pierre nos amis de "Le Mulon"

Cap sur la Dominique.

Navigation très Rock and Roll avec grand vent et vagues pourries.

C’est sympa d’avoir une île qui porte son nom.. ou l’inverse..

Une île magnifique que nous connaissions déjà, ravagée par le dernier cyclone.

Éviter la baie de Roseau, l’accueil y est très moyen, cher pour une bouée (20$us) et la vue plutôt déprimante.

Tout le contraire dans la Baie de Portsmouth.

L’accueil des « boysboats » regroupés au sein de l’association « PAYS » est chaleureux et on ne force pas la main pour prendre une bouée (12$us). 

Ils organisent maintenant leur célèbre Barbecue incontournable tous les dimanches soir dans une ambiance rasta aux odeurs des herbes qui enivrent et au son du reggae. 

La vue est magnifique dans cette grande baie... bref vous l’avez compris c’est là qu’il faut aller pour découvrir l’île.

Attention quand même aux annexes, ils essaient d’empêcher les vols mais ils ne peuvent pas être partout... une chaîne et un cadenas sont conseillés même à bord.

La baie de RoseauLa baie de Roseau

La baie de Roseau

Porthmouth Bay
Porthmouth BayPorthmouth Bay

Porthmouth Bay

L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche
L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche

L'association "PAYS" et le Barbecue du dimanche

Et c’est parti pour Marie Galante.

Notre coup de cœur, pour le moment de tout l’arc antillais.

Nous y retrouvons nos amis de YARA...

Une belle baie pour mouiller dans du sable, un grand dinghy dock ( quai pour annexe), une ambiance très cool dans le village de Saint Louis, des bons petits restos sur la plage avec concert live le samedi soir chez Henri, voiture ou scooter pas cher pour découvrir l’île, l’un des meilleurs rhums des Caraïbes ( Père Labatte, Bellevue et Bielle), zéro stress... que demander de plus.

ARC ANTILLAISARC ANTILLAIS
ARC ANTILLAIS
ARC ANTILLAISARC ANTILLAIS

Et bien voilà on en veut toujours plus, alors on bouge et on arrive en Gwada, comme disent les « métros » tropicalisés.

La Guadeloupe ne nous emballe pas au premier abord. Les alentours de Pointe à Pitre sont sales, les gens semblent moins cools, plus tendus envers les peaux mal cuites que nous sommes.

Ils semblent ne pas encore avoir réglé leur rancoeur envers la période de l’esclavage... 

C’est pour moi un prétexte fallacieux pour profiter de notre culpabilisation, car aucun des noirs vivant n’a connu l’esclavage, et aucun des blancs vivants n’en a la moindre responsabilité. 

Il serait temps de tourner la page et d’aller de l’avant en oubliant nos couleurs de peaux.

L’intérieur de Basse Terre, près du volcan possède une des plus belles forêts tropicales qu’il m’est été donné de voir depuis notre départ.

ARC ANTILLAISARC ANTILLAIS
ARC ANTILLAISARC ANTILLAIS
Pointe à PitrePointe à Pitre
Pointe à PitrePointe à Pitre

Pointe à Pitre

Nous croisons Kito de Pavant, notre coureur de port Camargue, en quittant la marina en direction de Deshaies, au nord de Basse Terre.

Cette jolie baie au fond de laquelle il y a un petit village, avec des resto sympas était le camp de base antillais de Coluche. Il y eut quelques divergences ou jalousies et on a fini par brûler sa maison. Maintenant c’est un magnifique jardin botanique.

Cette escale qui devait être magnifique fut un véritable enfer à cause des vents catabatiques.

Des vents qui descendent sur les flancs des vallées en s’accélérant et s’abattent sur nos bateaux à 35/40nds, il paraît que les 50 nds ont déjà été atteint. (Phénomène qui ne se produit apparemment qu’en février, mars quand les alizés sont au plus fort et orientés d’une certaine façon)

Nous avions quand même 60m de chaîne par 8m de fond et Sea yoU avait bien résisté toute une nuit et la journée à toutes les attaques d’Eole.

Nous avions terminé tranquillement notre apéro et une nouvelle nuit noir était désormais installée.

Une énième rafale fait hurler les haubans et Sea yoU qui se met légèrement de travers pendant que le vent se renforce encore.

«  putain, mais il est où le bateau d’à coté » me dis je en une seconde

« On a décroché, vite, on dérive... » je hurle à Fab qui ne peut que constater également la galère dans laquelle nous sommes.

« Qu’est ce qu’on fait » me demande t-elle légèrement affolée, mais en contrôle...

Dans ce genre de situation, alors que le vent continue ses agressions, il faut aller vite, car on peut vite se retrouver sur son voisin.

« J’allume le moteur pour soulager l’ancre, et tu vas prendre la barre pendant que je vais libérer et remonter la chaîne et on se casse d’ici car on pourra pas remouiller, et je ne peux pas rajouter de la chaîne il y a un yacht derrière nous... » j’explique à toute vitesse à Fab... « ça va tu vas assurer? » j’ajoute pour voir dans ses yeux si tout va bien...

« Oui il va bien falloir.. » me répond-elle

En même temps il faut ranger un peu le bateau qui n’est pas du tout en mode navigation mais en mode post-apéro

Je retire la main de fer sur la chaîne, Fab essaie de tenir le bateau en avançant pour soulager la chaîne et suivre mes instructions que je suis obligé de hurler pour qu’elle m’entende et je remonte l’ancre au plus vite pour nous sortir de ce piège à bateaux.

Nos voisins nous regardent effarés et aussi effrayés à l’idée que cela puisse aussi leur arriver à la prochaine rafale.

La manœuvre est réussie, nous sortons de la baie au moteur et nous nous éloignons pour reprendre nos esprits et décider de ce que l’on va faire, car il est 20h.

Nous décidons de naviguer au ralenti toute la nuit pour arriver au petit matin à l’anse à la barque 13 miles au sud. 

Nous retournons sur Deshaies 24h plus tard, car nous devons absolument y faire notre clearance de sortie, et après une arrivée tranquille, les vents recommencent à souffler en violentes rafales, des bateaux dérapent autour de nous , mais cette fois je mets 70 m de chaîne dans 6 m d’eau. 

Nous quittons le lendemain matin ce lieu qui restera longtemps dans notre mémoire.

La fameuse Baie de Deshaies
La fameuse Baie de Deshaies

La fameuse Baie de Deshaies

Cap sur Antigua où se déroule la RORC 600, une célèbre course pour toutes les classes de bateaux

L’île est indépendante et a su tirer profit de ses 365 plages et du nautisme version luxe et régates.

On voit ici des yachts à plusieurs millions de dollars, d’immenses voiliers aux bois vernis et aux cuivres étincelants menés par des équipages habillés aux couleurs du bateau... la classe!!! Tout cela est so British...

Après English harbour et Falmouth Bay et nos mouillages capricieux, nous allons passer quelques jours à la charmante marina de Jolly Harbour et profitons de la plage comme des terriens

ARC ANTILLAISARC ANTILLAIS
ARC ANTILLAISARC ANTILLAIS
Des bateaux amis que l'on retrouve...
Des bateaux amis que l'on retrouve...

Des bateaux amis que l'on retrouve...

Kito de Pavant et Pierre Antoine et son équipage de Olmix qui a gagné la route du rhum
Kito de Pavant et Pierre Antoine et son équipage de Olmix qui a gagné la route du rhumKito de Pavant et Pierre Antoine et son équipage de Olmix qui a gagné la route du rhum

Kito de Pavant et Pierre Antoine et son équipage de Olmix qui a gagné la route du rhum

L'arbre à saucissesL'arbre à saucisses

L'arbre à saucisses

Jolly Harbour et La capital St John
Jolly Harbour et La capital St JohnJolly Harbour et La capital St John
Jolly Harbour et La capital St JohnJolly Harbour et La capital St John
Jolly Harbour et La capital St JohnJolly Harbour et La capital St John

Jolly Harbour et La capital St John

Pour nous rendre à St Barth nous décidons de passer par l’île de Barbuda à 20 miles de là pour être mieux placé par rapport au vent pour la suite. 

On ne la voit que quelques miles avant d’arriver tant elle est plate. Nous étions pratiquement seuls devant une immense plage de sable blanc, mais trop de vent pour débarquer.

Le lendemain nous levons les voiles pour cette île française toute particulière qu’est St Barth.

Nous y retrouvons David un ami rencontré à Porto Santo qui est arrivé en bateau et travaille maintenant ici.

Ah que coucou!!!, nous passons rendre hommage à notre rocker national. Une tombe toute tropicale dans du sable blanc où il y a toujours quelqu’un de passage...

Nous sommes mouillés dans la baie de Gustavia très rouleuse et ventée, loin des quais des yachts et des boutiques de luxe... nous ne ferons pas d’achat, le plus petit string est à 150 €.

A ce prix là, on préfère ne pas en porter...

L’île est superbe, et les ombres d’Irma ont presque totalement disparues.

L’ambiance y est très sereine, et l’insécurité inexistante.

Une petit île tranquille qui tranche avec St Martin à une quinzaine de miles. 

La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth
La magnifique ile de St Barth

La magnifique ile de St Barth

Ah que coucou!!! Johnny...
Ah que coucou!!! Johnny...Ah que coucou!!! Johnny...

Ah que coucou!!! Johnny...

Nous les franchissons rapidement le dernier jour de la « Heineken Regatta ». Une semaine de musique, de voile et de bière à Sint-Maarten, la partie hollandaise de l’île.

Ici les traces d’Irma sont bien présentes encore partout, mais surtout du côté français.

On nous a bien prévenu, ici le sport national c’est le vol des annexes et des moteurs. 

Cela tombe bien on est là pour en acheter un neuf... il va encore falloir renforcer notre ligne de défense..

On en profite également pour acheter un pilote de secours et de l’antifouling pour le carénage à venir.

Les prix en détaxe sont incroyables par rapport aux autres îles et même par rapport à la France. Le litre de Ricard est à 6,99€, moins cher que le rhum...

Même si nous mouillons dans la magnifique baie de Marigot aux eaux turquoises, et que nos amis Anne et Pierre de « le mulon » nous ont rejoint, Saint Martin ne nous emballe pas plus que ça. Pourtant cette ambiance post apocalypse la rend parfois attachante. Nous serons heureux de reprendre la mer pour de nouvelles découvertes et aventures.

La belle baie de Marigot

La belle baie de Marigot

Le Carnaval de Marigot
Le Carnaval de Marigot
Le Carnaval de Marigot
Le Carnaval de Marigot
Le Carnaval de Marigot
Le Carnaval de Marigot

Le Carnaval de Marigot

Les stigmates d'Irma
Les stigmates d'Irma
Les stigmates d'Irma
Les stigmates d'Irma
Les stigmates d'Irma
Les stigmates d'Irma

Les stigmates d'Irma

Par contre fini les forfaits magiques de la France qui fonctionnaient très bien ici, il va falloir se réhabituer à la quête permanente de WiFi dans les troquets du coin.

C’est pourquoi je me dépêche de finir ce post, avant de quitter cette dernière île française.

Bon vent à tous et...

Sea yoU soon

 

ARC ANTILLAIS
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F
Belle narration qui nous fait revivre les posts au fil de l'eau (ou du rhum!). A ce propos, il me faut rectifier une légère (à 59°!) erreur... Il s'agit du Père Labat et non Labatte, même si localement, c'en est la prononciation. En tant que supporter du Père Labat et adepte de Marie-Galante, je me devais de le faire. Pour revenir à vos interrogations, je vous suggère un peu de lâcher prise .... quant au temps, bien sûr, et pas à la barre! Prenez le temps de vivre ce voyage avec tout ce qu'il vous apporte comme émotions.... « L’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même »
Robert Louis Stevenson. De notre côté, nous voyageons et découvrons Paris en flânant le nez en l'air! Et nous serons à Tahiti de fin juin à début septembre 2019. Nous vous y verrons avec grand plaisir si vous y êtes, mais si ce n'est pas le cas, nous irons vous voir ailleurs... Nous vous embrassons. Fred
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J
Aaaaah les Antilles... toute ma jeunesse...super les photos....enjoy..????
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F
Salut JF un petit coucou d'un bar de plage sur Tortola une île des Îles vierges britaniques
D
Bonjour et merci pour vos récits.
C'est un plaisir de vous lire, alors un petit effort....
Contagion ou mimétisme, je viens de faire l'acquisition d'un Dufour 405 qui sera expertisé par le CMED 34 et ma femme s'appelle Fabienne....
NO COMMENT.
Bon vent et bonne continuation.
Fabienne et Christophe
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