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Sea yoU

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Un bateau nommé DÉSIRS... Voyages, aventures, humeurs, voiles, récits et photos


LES PILIERS D'HERCULE

Publié par Fabienne et Dominique sur 17 Juillet 2018, 15:26pm

«  au delà de cette porte, il n’y a plus rien, le monde s’arrête, les navires qui ont défié les Dieux ont disparu, ils sont tombés dans le néant car il n’y plus de mer… »

 

C’est à peu près dans ces termes qu’enfant j’ai entendu parlé pour la première fois des piliers d’Hercule. Très certainement dans un des péplums en noir et blanc du dimanche après-midi qui ont bercé mon enfance…

Alors nous rendre à GIBRALTAR et franchir ces fameux piliers, c’est un peu revivre en vrai les aventures qui me faisaient rêver ou m’effrayaient quand j’étais gamin.

 

Aujourd’hui encore franchir le détroit avec son propre bateau est une petite aventure, surtout si la météo est contre nous et que les courants sont capricieux. Il faut apprendre à découvrir au fur et à mesure ces paramètres incertains qui vont déterminer notre navigation.

 

Mais aujourd’hui le fantasme du Détroit de Gibraltar est de loin supérieur à la réalité. Avec les moyens modernes de prévision météo on peut éviter d’aller se mettre dans la galère. De même le trafic des cargos est important, mais avec l’AIS on sait précisément les caps à suivre.

 

Ces fameux piliers, c’est d’un côté le rocher de Gibraltar, et de l’autre au Maroc, le mont Abyle.

 

 

LES PILIERS D'HERCULE

GIBRALTAR, c’est un gros rocher avec en haut des singes tout nus avec des poils, et en bas des singes habillés qui parlent anglais.

Et cela sans vouloir offenser mes amis anglais que j’adore, c’est d’ailleurs pour cela que nous avons choisi de nous arrêter là plutôt que dans la marina espagnole, juste à côté.

 

Gibraltar c’est l’Angleterre au soleil… et des singes…

 

Un clip video pour vous mettre dans l’ambiance de cette terre de sa Gracieuse Majesté Elisabeth II.

 

Pour les marins je mets en fin de cet article un petit Tuto perso sur le passage du détroit.

En sortant du détroit nous avons poussé sur la petite ville de BARBATE en tirant des bords de près. La pointe au nord de l’endroit est hyper connue, puisqu’il s’agit de TRAFALGAR.

Les flottes françaises et espagnoles y ont pris une déculottée par l’Amiral Nelson, qui lui y perdit la vie.

Le port de plaisance est quasi désert et loin de l’agréable petite ville balnéaire qui borde de superbes plages de sable fin.

LES PILIERS D'HERCULE

Après notre premier bain dans l’Atlantique, nous avons repris la mer vers CADIX, une des plus anciennes voir la plus ancienne des villes d’Europe.

J’y ai cherché la belle au détour des ruelles étroites et ombragées... mais à quoi bon chercher ce que l’on a déjà à ses côtés depuis longtemps...

 

(Pour ceux qui ont moins de 40 ans, « la belle de Cadix » était une chanson d’opérette de Luïs Mariano de 1945 qu’écoutaient nos parents et grands parents...)

 

Là encore un clip vidéo complétera les nombreuses photos déjà diffusées par Fab sur la page Facebook « Sea yoU en tournée mondiale ».

 

Sea you Soon

 

Bon vent à tous

 

Dom et Fab

GIBRALTAR D'EST en OUEST

 

Le principe de base est de partir des marinas 2 à 3 heures après la marée haute.

La zone est alors théoriquement en courant nul. Sachant qu’il faut environ 1 h pour relier la sortie de la baie, la renverse s’amorce et il faut alors longer la côte espagnole au plus près pour être porté par le courant, jusqu’à Tarifa.

 

Le mieux bien sûr, est de pouvoir choisir les jours où le vent d’Est souffle, le vent accompagnant alors le courant.

 

Si c’est un vent d’Ouest qui souffle, tout dépendra de la force de celui ci.

S’il est trop fort, au dessus de 20nds annoncés en grib, il vaut mieux renoncer et attendre.

En effet à la sortie de la baie, 20nds grib (arpège) donne du 30 à 35 nds sur site. Avec un courant contraire cela lève une mer forte, hachée et courte, très désagréable.

 

Nous sommes passés dans ces conditions et avons constaté qu’il fallait dans ce cas essayer de rallier le courant contraire (Ouest Est) car celui là va avec le vent et ne lève pas de mer. Il vaut mieux aller contre les 2 à 3 nds de courant contraire que de se faire secouer par 30nds de vents  qui s’opposent au courant en levant la mer...

 

En tout cas c’est mon avis et cela s’est plutôt bien passé.

 

On peut aussi quand on voit la jonction entre les deux courants se positionner à la limite et jouer en fonction de la mer et du vent entre les deux.

 

Nous avons fait le tronçon Marina bay -Tarifa au moteur, car le vent de face nous aurait obligé à louvoyer dans une mer difficile. Si le vent est contraire et fort c’est à mon sens la meilleure solution.

Si le vent est d’Est, pas de problème pour naviguer à la voile, on a le vent et le courant dans le bon sens. À la sortie de Tarifa celui ci peut s’accélérer fortement, donc pas la peine d’envoyer toute la toile pour faire exploser le speedo dans le détroit, car on pourrait être obligé de réduire en catastrophe après Tarifa.

 

Nous sommes ensuite remontés vers Barbate à la voile en tirant des bords. C’est un bon endroit pour terminer cette journée et se reposer, ou attendre le bon moment de passer si on va d’ouest en Est.

 

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F
coucou c est avec un peu de retard que je répons car nous étions dans une zone sans wifi<br /> vous avez fait dejas pas mal de navigations toujours dans de bonne condition vos photos<br /> sont belles et les commentaires aussi continuer votre périple en faisant bien attention a vous sa nous <br /> fait plaisir d avoir de vos nouvelles bises a vous francette jc
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C
Quel talent encore pour raconter la cathédrale de Barcelone! .... bravo pour les vidéos. J'attend madere avec impatience. ....
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M
Ah mais non pas du tout ! La Belle de Cadix, c'était Luis Mariano. C'est fini, je te ferai plus jamais confiance, question grande musique.
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